LES DOCUMENTAIRES

HARRAGA de Mercedes Hortega

Trois jeunes Africains (Maroc, Mauritanie et Sénégal) âgés de 13 à 17
ans se préparent, sans le savoir, à un voyage qui va transformer leur
destin. Leurs journées se déroulent entre routine et attente, entre rêves et
nécessité. Ce documentaire plonge dans l’instant qui précède l’exode,
dans ce territoire invisible où l’enfance cohabite avec l’urgence de
migrer. Harraga révèle les silences, les gestes, les regards, ce qui est
ressenti et non-dit. Il dépeint l’univers intérieur d’enfants marqués par
leur condition : la pauvreté, l’abandon, le désir d’un avenir différent. Le
destin d’une génération qui cherche à se réinventer loin de ses origines,
avec une force intime, presque sacrée, qui défie toute prédiction.

ALLAITER… UN CHOIX SOUS INFLUENCE de Gilles Bismuth

Allaiter ou non : un choix en apparence simple, mais traversé par une
multitude d’influences. Famille, culture, médecine, travail, marketing,
réseaux sociaux… «Allaiter : un choix sous influence » explore les
forces visibles et invisibles qui orientent les décisions des femmes et des parents. À travers des témoignages intimes et des analyses d’experts français et internationaux, le film dévoile la complexité d’un geste aussi naturel que profondément social. Un documentaire qui ne dit pas aux femmes quoi faire — mais qui montre les informations qu’elles ont ou pas à leur disposition pour choisir.

I CORSI de Jhon Ciavaldini

Pour accélérer son processus d’immigration, Jhon Ciavaldini, un
réalisateur vénézuélien, cherche à obtenir un passeport italien grâce à
son nom de famille. Il découvre alors que son nom n’est pas italien, mais français, ou plutôt corse. Cette révélation l’amène à enquêter sur cet héritage insoupçonné, sur la migration corse au Venezuela et plus
largement en Amérique latine, ainsi que sur l’histoire et l’âme de cette île
désormais française.

BOIRE EN TUNISIE de De Saber Gueblaoui et Tarak Kalladi

Boire en Tunisie part d’un paradoxe apparent : un pays majoritairement
musulman, où l’alcool est religieusement interdit, mais où le fait de
boire est pourtant très présent, visible ou discret, public ou intime.
Ce projet ne cherche ni à provoquer ni à juger. Il propose une approche
anthropologique et sensible du boire comme fait social, révélateur des
tensions, des héritages et des mutations de la société tunisienne
contemporaine. Le film s’articule autour de trois univers. La bière, avec
la Celtia, raconte une Tunisie populaire et masculine. Le vin renvoie à
une histoire plus longue, antique et coloniale, Enfin, les alcools forts,
notamment la Boukha, convoquent la mémoire, les légendes et les
diasporas.

RETROUVAILLES FRATERNELLES
SUR LES DEUX RIVES DE LA MÉDITERRANÉE

Retrouvailles Fraternelles sur les deux rives de la Méditerranée, documentaires en phase d’écriture, produit par RENA PROD.  Synopsis : Deux voyages de rapatriés d’Algérie vivant à Nice dans leur village où ils ont passé leur enfance Oued Imbert, près d’Oran et l’accueil chaleureux qu’ils ont reçu, ont donné naissance à deux livres.. L’un écrit par les Français « Mémoires des enfants de Oued Imbert » l’autre, quelques années plus tard par les Algériens « Ain El Berd, Récits Contes et Légendes ». Ces rencontres et les souvenirs immortalisés dans ces deux livres ont permis de créer des liens forts, respectueux et fraternels. Les sentiments de rejet et d’animosité engendrés par les séparations, les abandons, les souffrances ont pu être apaisés et dépassés grâce à ces retrouvailles et aux beaux souvenirs partagés de cette vie commune dans « leur terre » tant aimée par tous. « Des témoignages émouvants, pleins d’humanité et de générosité, un exemple à méditer, à imiter… Un petit pas de fraternité dans la grande Histoire.

COEUR CHARBON

Coeurs charbon, documentaire en phase d’écriture produit par RENA PROD

Auteur : Laura Scibetta

Synopsis : Un chant qui s’élève vers le ciel tel une prière. Des hommes et des femmes qui descendent vers le fond de la terre. Des hommes, femmes, enfants que l’on peine à distinguer tant ils sont recouverts de poussière noire… voici ce qui est à l’origine de la construction européenne : les mines de charbon, à Gardanne, en Lorraine, en Belgique. À l’heure où certains se préparent à une réouverture des mines, les anciens nous livrent leur version car il est de notre devoir de préserver leur mémoire pour construire un avenir meilleur. La mine, cette grande famille a été le lieu de convergence de plusieurs générations venues de tout le bassin méditerranéen. Aujourd’hui qui serait prêt à de tels sacrifices ? Mais était-ce seulement perçu comme un sacrifice ? Quel fut le rôle des mines dans l’intégration des émigrés ? A Nice, en Provence, en Lorraine, en Belgique et en Sicile l’écho retentissant des entrailles de la terre s’est mêlé aux chants nostalgiques des femmes de mineurs, et c’est sur cette musique que s’est construite la mélodie de notre identité plurielle. Alors écoutons à nouveau ces voix, ces récits et ces choeurs qui résonnent au plus profond de nos coeurs.